A propos de la PLCC

Depuis le début des années 2000, la cybercriminalité a pris de l'ampleur en Côte d'Ivoire au point que ce phénomène impacte fortement le quotidien de tous. Les enjeux pour notre pays se résument en ces points:

  • Frein au développement de l’économie numérique: décrédibilisations des systèmes électroniques: adresses IP et cartes de crédit sur liste noire.
  • Mauvaise réputation du pays: mauvaise réputation des institutions des pays d’origine des infractions face à la grande détresse des victimes et au sentiment d’impuissance des polices des pays d’origine des victimes. 
  • Faillite morale de la jeunesse (avenir hypothéqué): l’appât du gain facile par des délinquants de plus en plus jeunes qui se déscolarisent, dans un pays comme la Côte d’Ivoire où 4/5 de la population a moins de 35 ans. (Crimes rituels, sexe, drogue, etc...)
  • Enjeu évident de sécurité des personnes et de leurs biens dans l’espace virtuel: comme l’environnement physique, les espaces virtuels publics et privés (personnes et des entreprises) doivent bénéficier d’un niveau de sécurité garantissant la confiance et la paix sociale.
  • Lutte contre le terrorisme: les aspects suivants sont chacun un défi à relever: (1) espace virtuel comme cible, (2) environnement de planification et de logistique, (3) environnement de communication et de propagande.

 

Ayant pris la mesure des enjeux, la Côte d'Ivoire a développé des contres mesures institutionnelles et législatives contenues dans les textes suivants :

 

Le Ministère de l'Intérieur et de la Sécurité a restructuré la Police Nationale dès 2009 en créant la Direction de l'Informatique et des Traces Technologiques (DITT) pour répondre plus efficacement à cette problématique de sécurité. Réaction d'autant plus importante puisqu'en plus des agressions contre les systèmes informatiques et les réseaux (informatiques et télécommunications), l'usage des technologies dans la commission des infractions classiques, a pour effet de les complexifier et les démultiplier. La DITT définit ainsi deux axes dans la lutte contre la cybercriminalité:

  • l'investigation en cybercriminalité, là où les technologies et les réseaux prennent une part déterminante dans la commission de l'infraction, notamment les cas de cybercriminalité pure ou d'usage de technologies complexes par les contrevenants. C'est l'axe de compétence de la Plateforme de Lutte Contre le Cybercriminalité - PLCC.
  • l'appui technique aux services en charge des infractions classiques du code pénal, là où les enquêteurs ont besoin d'expertise pour prélever et rendre les traces technologiques intelligibles. Cet appui est apporté par le Laboratoire de Criminalistique Numérique - LCN.

Les compétences opérationnelles et techniques de la PLCC dans le domaine de la cybercriminalité, recouvrent les infractions spécifiques liées aux nouvelles technologies et celles dont la commission est facilitée par l'usage de ces mêmes technologies. La PLCC est un démembrement de la Direction de l'Informatique et des Traces Technologiques - DITT, et est le fruit d'un accord entre la Direction Générale de la Police Nationale - DGPN - de Côte d'Ivoire et l'Autorité de Régulation des Télécommunications de Côte d'Ivoire - ARTCI.